Tanzanie (A.P.Hawzah) – Lors de son sermon du vendredi 9 octobre 2026, prononcé à la mosquée Ghadir, au siège central de la communauté chiite de Tanzanie, dans le quartier de Kigogo Post à Dar es-Salam, le cheikh Jalalah a récité le verset 142 de la sourate An-Nisâ (Les Femmes). Ce verset évoque plusieurs caractéristiques des hypocrites, notamment leur manque d’empressement et leur indolence dans l’accomplissement de la prière, ainsi que la place limitée qu’occupe le souvenir de Dieu dans leur vie.
Dieu, le Très-Haut, dit dans le Saint Coran :
إِنَّ ٱلۡمُنَـٰفِقِینَ یُخَـٰدِعُونَ ٱللَّهَ وَهُوَ خَـٰدِعُهُمْ وَإِذَا قَامُوا إِلَی ٱلصَّلَوٰةِ قَامُوا کُسَالَیٰ یُرَاءُونَ ٱلنَّاسَ وَلَا یَذْکُرُونَ ٱللَّهَ إِلَّا قَلِیلًا
« Les hypocrites cherchent à tromper Dieu, mais c’est Lui qui déjoue leur tromperie. Lorsqu’ils se lèvent pour accomplir la prière, ils s’y rendent avec paresse, cherchant à se faire remarquer des gens, et ne se souviennent de Dieu que très peu. »
(Sourate An-Nisâ, verset 142)
En commentant ce verset, le cheikh Jalalah a expliqué que l’un des signes de l’hypocrisie est l’absence d’une habitude régulière de se souvenir de Dieu, le Très-Haut. Les hypocrites sont ceux qui cherchent à se présenter devant les autres comme des personnes pieuses et craignant Dieu, alors que leurs actes et leur comportement ne correspondent pas à cette prétention. À l’inverse, le souvenir constant de Dieu constitue l’une des caractéristiques majeures des croyants et témoigne du lien qui les unit à leur Seigneur.
Il a également souligné que le rappel de Dieu ne devait pas être une pratique occasionnelle, rare ou motivée uniquement par le désir d’attirer l’attention des autres. Il doit, au contraire, faire partie intégrante du quotidien de chaque croyant. Selon lui, le Saint Coran exhorte les fidèles à multiplier le rappel de Dieu et promet le pardon ainsi qu’une immense récompense aux hommes et aux femmes qui se souviennent abondamment de Lui.
Pour étayer cette explication, le cheikh Jalalah a récité le verset 35 de la sourate Al-Ahzâb (Les Coalisés), dans lequel Dieu, le Très-Haut, déclare :
وَٱلذَّاکِرِینَ ٱللَّهَ کَثِیرًا وَٱلذَّاکِرَاتِ أَعَدَّ ٱللَّهُ لَهُم مَّغْفِرَةً وَأَجْرًا عَظِیمًا
« Aux hommes qui se souviennent abondamment de Dieu et aux femmes qui se souviennent abondamment de Lui, Dieu a préparé un pardon et une immense récompense. »
(Sourate Al-Ahzâb, verset 35)
En expliquant la portée de ce verset, le cheikh en chef des chiites de Tanzanie a précisé que le rappel de Dieu occupait une place éminente parmi les actes de dévotion. En effet, le pardon des péchés et l’octroi d’une immense récompense figurent parmi les bienfaits que Dieu, le Très-Haut, réserve à Ses serviteurs en contrepartie de cette adoration. Cette promesse divine met clairement en lumière l’importance du souvenir de Dieu dans la vie humaine et son rôle pour rapprocher le serviteur de son Seigneur.
Les bénédictions sur le Prophète Muhammad : une invocation parmi les plus méritoires
Poursuivant son intervention sur l’importance du rappel de Dieu, le cheikh Jalalah a souligné que l’une des invocations les plus importantes et les plus précieuses auxquelles les croyants doivent s’attacher consiste à invoquer les bénédictions divines en faveur du Prophète Muhammad (PSL) et à demander à Dieu de lui accorder Sa miséricorde et Ses bénédictions.
Pour illustrer le mérite de cette invocation, il a cité une parole attribuée au Prophète Muhammad (PSL) :
إِذَا نَسِیتُمْ شَیْئًا فَصَلُّوا عَلَیَّ تَذْکُرُوهُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ تَعَالَی
« Lorsque vous oubliez quelque chose, invoquez les bénédictions sur moi ; si Dieu le Très-Haut le veut, vous vous en souviendrez. »
En commentant cette tradition, le cheikh Jalalah a expliqué qu’elle mettait en évidence la place et le mérite des bénédictions invoquées en faveur du Prophète Muhammad (PSL). Ce récit évoque les bienfaits associés à cette invocation précieuse : lorsqu’une personne invoque les bénédictions divines sur le Prophète avec l’intention de se rapprocher de Dieu, cet acte spirituel peut notamment l’aider, avec la permission de Dieu, à retrouver le souvenir de ce qu’elle a oublié.
Il a insisté sur la nécessité, pour les croyants, d’intégrer cette invocation à leur vie quotidienne et de s’attacher à cette pratique en comprenant toute sa portée spirituelle, afin de renforcer leur lien avec Dieu, le Très-Haut, et d’exprimer leur amour pour Son Prophète.
Les conseils du Prophète Muhammad à Abou Dharr sur la vie terrestre et l’au-delà
Dans une autre partie de son sermon, le cheikh Jalalah, qui dirige également le séminaire religieux de l’imam Sadiq (que la paix soit sur lui), a évoqué plusieurs conseils adressés par le Prophète Muhammad (PSL) à son illustre compagnon Abou Dharr al-Ghifari. Il a notamment insisté sur l’importance de se préparer à la vie dans l’au-delà et mis en garde contre un attachement excessif aux affaires de ce monde, lorsqu’il conduit à oublier le terme de l’existence humaine.
Pour développer ce sujet, il a cité la tradition suivante :
یا أبا ذر، الکیس من دان نفسه وعمل لما بعد الموت، والعاجز من أتبع نفسه وهواها وتمنی علی الله عز وجل الأمانی
« Ô Abou Dharr ! L’homme avisé est celui qui demande des comptes à son âme et œuvre en vue de ce qui vient après la mort. Quant à l’homme incapable, c’est celui qui se laisse guider par son âme et ses passions, tout en nourrissant des espoirs illusoires envers Dieu, le Tout-Puissant. »
En commentant cette parole, le cheikh Jalalah a expliqué que l’homme sage est celui qui se connaît véritablement, évalue ses actes et son comportement et garde constamment à l’esprit que la vie terrestre est éphémère. Il a précisé qu’il ne fallait pas s’attacher aux affaires de ce monde au point d’oublier ses devoirs envers Dieu, le Très-Haut, ainsi que la nécessité de se préparer à la vie dans l’au-delà.
Il a toutefois rappelé que se souvenir de la mort ne signifiait pas renoncer au travail, aux efforts nécessaires pour gagner sa vie ou à l’accomplissement de ses responsabilités familiales et sociales. L’être humain doit s’efforcer de gagner sa vie honnêtement et de subvenir à ses propres besoins ainsi qu’à ceux de sa famille, tout en gardant vivant le souvenir de Dieu, le Très-Haut, et en se préparant à l’existence après la mort.
Il a mis en garde contre le risque de se laisser absorber à ce point par les préoccupations terrestres que l’on en vienne à oublier qu’un jour, il faudra quitter ce monde et répondre de ses actes. À ce titre, il a appelé les croyants à trouver un équilibre entre la satisfaction de leurs besoins matériels dans la vie présente et l’accomplissement de leurs devoirs spirituels et religieux.
Le respect des dépôts confiés et l’humilité devant Dieu : des qualités essentielles du croyant
Poursuivant ses exhortations, le cheikh Jalalah a évoqué un autre passage des recommandations du Prophète Muhammad (PSL) à Abou Dharr al-Ghifari, dans lequel sont soulignées l’importance du respect des dépôts confiés et celle de l’humilité devant Dieu, le Très-Haut.
À ce sujet, il a cité la tradition suivante :
یا أبا ذر، إن أول شیء یرفع من هذه الأمة: الأمانة والخشوع، حتی لا تکاد تری خاشعًا
« Ô Abou Dharr ! La première chose qui disparaîtra de cette communauté sera le respect des dépôts confiés et l’humilité devant Dieu, au point qu’il deviendra difficile de trouver une personne véritablement humble. »
En commentant cette tradition, le cheikh Jalalah a précisé que le respect des dépôts confiés figurait parmi les valeurs morales fondamentales auxquelles les croyants doivent rester fidèles dans leur vie quotidienne. Lorsqu’un dépôt est confié à une personne, celle-ci a le devoir d’en prendre soin et de le restituer à son propriétaire légitime ou de le remettre à la destination prévue, sans trahir la confiance qui lui a été accordée ni en abuser.
Il a ajouté que le respect des engagements et des dépôts confiés constituait un fondement essentiel de relations saines entre les individus et contribuait à consolider les bases d’une société guidée par des principes moraux. Il a rappelé que le Prophète Muhammad (PSL) était réputé pour son honnêteté et sa fidélité dans le respect des dépôts qui lui étaient confiés, même avant le début de sa mission prophétique. Cet élément témoigne de la place éminente accordée à cette qualité dans la tradition et les enseignements de l’islam.
Le cheikh Jalalah a également expliqué que l’humilité devant Dieu, le Très-Haut, devait accompagner la pratique religieuse des croyants. Ceux-ci doivent accomplir leurs actes d’adoration avec un cœur humble, reconnaître la grandeur de Dieu et se tenir à l’écart de toute ostentation ou hypocrisie destinée à impressionner les autres.
À la fin de son sermon, le cheikh Jalalah a prié Dieu d’accélérer la venue de l’imam Mahdi (que Dieu hâte sa noble réapparition) et d’accorder aux croyants la grâce de compter parmi ses véritables disciples, fidèles aux enseignements de la religion et soucieux d’assumer leurs responsabilités avec honnêteté, sincérité et humilité.




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